BRM, après 200, le 300
Bernard « Côté météo, rien à voir avec le BRM 200 fait quinze jours auparavant sous la pluie. Cette fois, pour ce 300, le beau temps est au rendez-vous. Soleil et chaleur, nous n’étions plus habitués, ce qui a participé à la fatigue de la journée. Le parcours initial prévoie un tour du Vercors. Mais des soucis de dernier moment, comme la fermeture du col de Menée (éboulement), ont obligé les organisateurs à refaire une trace en urgence, à trois jours du départ : une boucle remontant la vallée de l’Isère, filant ensuite sur le lac de Paladru, Bourgoin-Jallieu, Vienne et retour par la ViaRhôna ; pour un total de 302,2 km et un D+ 2650 m.
Sur 19 inscrits, nous sommes 17 au rendez-vous. Quelques Paris-Brest-Paris continuant leur préparation, dont les Roussel (des cycles Vagabonde, membres du CTV et créateurs du parcours). Départ à 5 heures du matin, par des routes faciles : Alixan, Chatuzange-le-Goubet, Romans. Dès la sortie de Valence le peloton file, me laissant seul à mon rythme, histoire de me chauffer tranquillement. C’est à la sortie de Voiron que les choses ont commencé à se corser, avec quelques belles grimpettes à 15 – 16%. Jusqu’à Vienne, la partie centrale se révèle plutôt casse-pattes ; d’autant que le soleil tape alors bien fort : 26°C relevés l’après-midi. Après Vienne, la ViaRhôna – avec un petit vent dans le dos – permet de finir sans trop se fatiguer.
Quelques erreurs de parcours m’ont fait pédaler une poignée de kilomètres en trop. Arrivé à Tournon à 21h30, je décide donc de sortir de la trace. La possibilité était prévue, à condition de boucler 300 km et de respecter les trois points de contrôle (photographie des panneaux à la gare de Moirans, à Bourgoin-Jallieu et à Condrieu). De nuit, la ViaRhôna recèle de nombreux dangers, j’ai préféré la RN7 et j’ai appelé le club pour le signaler. À cette heure-là, les camions ont disparu, la circulation est faible, la bande d’arrêt assez large permet de rester à l’écart des voitures. Bref, une fin tranquille.
Sur 19 partants, 17 ont bouclé le parcours dans les temps : 15 sont arrivés entre 17h et 21h30 ; deux ont abandonné. Pour moi la journée s’est terminée à 22h35, à exactement 300,2 km au compteur. Quant au dernier, en pleine galère (erreurs de parcours, problème de frein avant, chute…), il a fini in extremis, totalement épuisé, à une heure du matin, heure limite.
La journée de dimanche n’a pas été de trop pour récupérer. Je ne tenais plus debout, mais le BRM est engrangé, c’est l’essentiel. »
Voilà le compte-rendu de Bernard Cahier qui enchaine les longues distances BRM 200 (Ardèche), 20 heures Vélocio et maintenant ce BRM 300. Un grand bravo à lui pour sa persévérance et son endurance.

