Valence-Ventoux-Valence
Mardi 16 juin 2026 : après trois ans d’attente pour réunir toutes les conditions idéales (météo, forme physique, calendrier), l’ascension du Ventoux depuis Valence est enfin devenue réalité.
Pour éviter la chaleur, le départ se joue à 2h du matin, par la Nationale 7, déserte jusqu’à Montélimar. La route, ensuite, mène au col du Colombier, où le jour me rattrape vers 5h10. Après une descente fraîche, passage par Grignan à 5h30 ; puis une mini pause gourmande à Visan avant d’atteindre Malaucène à 8h00 et Bédoin à 8h45. Là, après déjà sept heures de route, les forces sont réapprovisionnées avec un bon petit-déjeuner dans un café.
L’ascension du géant provençal commence à 9h15. En adoptant le rythme le plus économique possible, avec des pauses régulières pour faire redescendre le cardio, l’ascension se fait en endurance basse, mais demande 3h45 ! Un déjeuner bien mérité (pâtes bolognaises et tarte aux myrtilles) récompense l’arrivée au sommet.
Le retour est un peu laborieux, à cause du thermomètre : 128 km à parcourir sous une chaleur accablante. Après une descente sans encombre, une halte au parking du Groseau permet d’abord de se ravitailler en eau, avant d’affronter le cagnard en quittant Malaucène. À 15h00, il fait 34°C. L’après-midi se déroule donc à nouveau en mode endurance basse, avec de nombreuses pauses à l’ombre – dont une sieste de 25 minutes dans les vignes de Buisson. Le parcours inclut Grignan, le col d’Aleyrac sous le feu solaire, puis le col du Devès, dont la montée à l’ombre sonne la fin des grandes chaleurs. L’arrivée à la maison s’est faite à 21h, soit 19h après le départ.
Bilan : 270 km, 15h de pédalage, 3546 m de dénivelé positif, et huit litres de liquide consommés. Une journée intense, mais une belle aventure à la hauteur des attentes – Bernard Cahier



